L'effervescence qui a suivi la publication des résultats de la 1ère session d'examens à l'Université de Kisangani s'est soldé notamment par un suicide par pendaison, celui d'un étudiant en 1er doctorat à la Faculté de Médecine.
Une première version raconte qu'il a appris sa radiation de la Faculté pour inaptitude. Puis, une seconde ajoute qu'il avait été "convoqué" à la Faculté, sans doute pour un litige de frais académiques ou en rapport avec les examens (copie introuvable par exemple!). Quoi qu'il en soit, notre ami est bel et bien mort. Or, à en croire le Recteur de l'Université, le Prof. Ngbonda, le défunt s'est suicidé avant d'avoir connu son résultat. La preuve, il a été "délibéré à titre posthume" et, comble de tout, n'a pas été "refusé" comme prétendu, mais simplement "ajourné". Et donc, il aurait dû passer en ce moment, comme les autres, ses examens de seconde session.
Mais qui lui a dit qu'il était NAF (Non Admissible à la Filière) ou radié de la Faculté? Qui lui a dit que sa convocation signifiait qu'il était jugé inapte aux études de médecine? Difficile d'y répondre maintenant qu'il n'est plus. Difficile mais pas impossible! En effet, une bonne police criminelle peut bien retrouver dans son entourage immédiat, parmi ses proches qui lui ont tourné autour peu avant sa mort tragique, ceux et celles qui lui ont fait croire que son sort avait été scellé en Médecine. Oui, il y a sans doute des coupables de complicité de suicide qu'on devrait démasquer. Si sa famille pouvait s'y investir...
El Gabar.
C'est avant-hier que j'ai appris cette nouvelle via la radio officielle (RTNC) et la radio Okapi: le gouverneur de la Province Orientale a pris l'avion pour Isiro et le District du Haut-Uélé.
Franchement, j'ai eu comme du baume au coeur car c'est cela que j'attends personnellement d'un gouverneur de province. En effet, presque toujours, on ne sait pas bien faire la démarcation entre le maire de la ville et le gouverneur, tant les deux se "disputent" le chef-lieu (Kisangani) pour imprimer leur marque et prouver qu'ils sont actifs... Or, l'on sait très bien que la gestion de la ville de Kisangani revient au Maire et que le gouverneur gère, lui, toute la province. De Baruti Théo à Autshai Médard aujourd'hui, en passant par Lola Jean-Pierre, le constat est demeuré le même: que de fois n'a-t-on pas vu un gouverneur superviser en personne les travaux de cantonnage des artères routières de Kisangani? Et de s'interroger, d'une part : "que fait alors le maire de la ville?" et "s'occupe-t-il aussi ainsi d'autres coins de la province?", d'autre part.
Nous espérons que ce départ marque le début d'une véritable prise de conscience de l'étendue de ses responsabilités, et que, par conséquent, après Isiro, tous les autres chefs-lieux de districts soient visités, et pourquoi pas les coins et recoins de la province, à l'instar de ce que fait aussi fièrement le président de la République. Et non seulement le gouverneur, mais aussi ses ministres, qui sont de même provinciaux et non urbain. Kisangani n'est pas la Province Orientale, tout comme Kinshasa n'est pas la R.D. Congo. Il est temps qu'on le sache une bonne fois pour toutes.
D'ailleurs, un budget provincial digne de ce nom devrait refléter les besoins et les potentiels de tous les groupements, localités, territoires et districts de la Province. Cette tâche de ratissage a-t-elle été remplie? Je le suppose, maintenant que le budget provincial 2008 a été officiellement déposé à Kinshasa. Procéder autrement, c'est-à-dire à partir des laboratoires de Kisangani, fussent-ils pourvus de téléskopes géants capables de balayer d'un tour de main notre vaste province, serait trahir le peuple.
Nous souhaitons à toutes nos autorités, désormais légitimes, d'avoir une vision claire de leurs responsabilités respectives. Le rétablissement de l'autorité de l'Etat, comprenons-le, ne se fait pas seulement par le recours aux armes et contre des insurgés, mais d'abord par la gouvernance de terrain et contre le laisser-aller consécutif à l'absence ou à la démission de l'Etat. Du chef d'avenue jusqu'au chef de l'Etat, que chacun "connaisse ses brebis par leurs noms": la juridiction qui est la sienne, les compatriotes ou ses administrés, leur fort et leur faible... Est respons-able, qui répond de quelque chose; et on ne peut en répondre si on ne le con-naît pas. Or con-naître c'est être "familier" de...
Il n'est jamais trop tard pour mieux faire!
Rex.
Hier, il a été impossible de travailler à l'ordinateur. Motif: pas d'électricité tout l'avant-midi.
Oui, c'est devenu presqu'insupportable ces derniers temps à Kisangani : des coupures intempestives d'électricité, doublées quelquefois d'une mauvaise qualité du courant. On ne comprend plus grand'chose et tout le monde s'en plaint.
Avoir des "lignes privilégiées" chez nous, c'est déjà une défaillance, une discrimination; maintenant c'est pire! Il n'y a presque plus de lignes privilégiées... Partout le courant s'interrompt à temps et à contre temps! Qu'est-ce qui se passe à la SNEL (Société National ELectricité)? Qu'en pense l'Hôtel de Ville et le gouvernement provincial? Apparemment rien! Et ça pourrait s'expliquer, car ils ont toujours des générateurs électriques dans leurs résidences. C'est pourquoi, ici chez nous, il n'est pas gênant de voir une tâche lumineuse dans un trou noir... L'autorité ne se reproche pas d'être seul éclairé dans sa résidence alors partout autour c'est le noir d'encre.
Et comment aspirer au développement dans un pareil environnement? Le travail de conception, jusqu'à la production d'ouvrages, exige "en permanence" de l'énergie électrique.
Nous en appelons à la SNEL, à la Mairie de Kisangani et au gouvernement provincial afin qu'écho soit fait des lamentations incessantes des Boyomais.
Rex.[SIZE=1]